Quelles catégories d’huile d’olive peut-on acheter ?
Seuils réglementaires et spécifications OLYFO vérifiés le 9 août 2026.
Six catégories circulent sous le mot « huile d’olive », et trois seulement viennent directement du fruit. La différence entre elles ne se voit pas dans la bouteille : elle se lit sur un rapport d’analyse. Voici ce que chaque nom veut dire, et les trois endroits où les acheteurs se font prendre.
Les catégories, de haut en bas
- Vierge extra. Jus d’olive obtenu mécaniquement, acidité libre inférieure ou égale à 0,8 %, et zéro défaut au panel de dégustation. Les deux conditions comptent : une huile à 0,3 % qui sent le moisi n’est pas vierge extra.
- Vierge. Même procédé, jusqu’à 2,0 % d’acidité, quelques défauts tolérés. Comestible, honnête, moins fine.
- Lampante. Au-delà de 2,0 % ou avec des défauts marqués. Elle n’est pas vendable en l’état : elle part au raffinage.
- Raffinée. De la lampante traitée chimiquement ou physiquement. Neutre en goût, quasi sans polyphénols.
- « Huile d’olive » tout court. Un mélange d’huile raffinée et d’un peu de vierge. C’est le nom légal le plus trompeur du rayon.
- Grignons d’olive. Extraite au solvant du résidu de pressage, puis raffinée. Bon marché, sans rapport avec le jus d’olive.
Où les acheteurs se font prendre
- Le mot « pure ». Sur une étiquette, « pure olive oil » ou « huile d’olive » sans « vierge extra » désigne le mélange raffiné. Il n’y a rien d’illégal là-dedans, mais si vous avez payé un prix de vierge extra, vous avez payé deux fois trop cher.
- L’acidité seule. Une acidité basse est nécessaire mais ne suffit pas. Une huile légèrement désodorisée peut afficher 0,2 % et n’avoir plus rien d’une vierge extra. Ce qui la trahit, ce sont les esters alkyliques et le stigmastadiène — deux lignes que presque personne ne demande.
- La catégorie n’est pas éternelle. Elle est mesurée à un instant. Une vierge extra chargée en février peut arriver « vierge » en juillet si elle a voyagé au chaud dans un conteneur mal placé. Demandez une analyse au départ, et gardez un échantillon scellé.
Ce que nous fournissons
- OLYFO Gold — Koroneiki, acidité ≤ 0,4 %, jusqu’à 400 mg/kg de polyphénols.
- OLYFO Gold Organic — Chemlali bio certifiée Ecocert, acidité ≤ 0,5 %, jusqu’à 500 mg/kg.
- OLYFO Origins — Chemlali, acidité ≤ 0,5 %, jusqu’à 400 mg/kg.
Nos spécifications sont donc deux fois plus strictes que le seuil légal de 0,8 %. Nous publions aussi ce que nos lots ont réellement donné : 0,29 %, 0,20 % et 0,35 % sur trois expéditions consécutives entre janvier et mars 2026. Le détail est sur la page certificat d’analyse.
Nous ne vendons ni huile raffinée, ni mélange, ni grignons. Si c’est ce que vous cherchez, un autre fournisseur vous servira mieux.
Pourquoi la catégorie compte davantage quand l’huile vient de Tunisie
La Tunisie a produit environ 500 000 tonnes en 2025/26, deuxième rang mondial, et a exporté 352 000 tonnes, en hausse de 56,7 % (ONAGRI). 86,3 % de ces exportations sont parties en vrac, et 83,4 % du volume était de la vierge extra.
Autrement dit : une huile tunisienne de haut de gamme quitte le pays sans nom, est mise en bouteille ailleurs et revient sous une étiquette européenne. Si vous achetez à l’origine, vous achetez la même huile, plus tôt dans la chaîne, avec le rapport d’analyse du lot exact. Encore faut-il savoir lire ce rapport — c’est tout l’objet de cette page.
Ensuite
Lire un certificat d’analyse · Nos certifications · Rapport de récolte · Retour au Digest
Dites-nous le format, le volume, le pays de destination et l’incoterm : nous répondons avec une spécification écrite. Nous écrire.