Lorsque la plupart des gens versent un filet d’huile d’olive vierge extra sur une salade, ils ne voient que le liquide doré dans la bouteille, sans penser aux feuilles, aux noyaux et au grignon laissés après la pressée. La production d’huile d’olive zéro déchet change cette perspective, en transformant chaque partie de l’olive en énergie, en nutriments ou en nouveaux matériaux plutôt qu’en déchets. Chez OLYFO, cette approche circulaire s’enracine profondément dans l’héritage méditerranéen, le respect de la terre et la demande croissante pour une alimentation durable et traçable. Le voyage de l’huile d’olive ne s’arrête pas à ses bienfaits pour la santé et à sa saveur riche ; il se poursuit à travers la réutilisation réfléchie de ses sous-produits, où feuilles, noyaux et grignon trouvent chacun une nouvelle vie, au bénéfice de l’environnement et des communautés qui cultivent ce fruit intemporel.

Feuilles d’olivier : un “déchet” riche en polyphénols qui devient ressource
Au moulin, les feuilles d’olivier sont retirées lors du nettoyage et du tri ; elles étaient autrefois considérées comme un sous-produit de faible valeur. Aujourd’hui, la recherche révèle qu’elles sont exceptionnellement riches en polyphénols et en antioxydants, notamment en oléuropéine, reconnue pour ses effets bénéfiques sur le cœur et le système immunitaire. Ces composés précieux peuvent être extraits pour des applications dans les aliments fonctionnels, les nutraceutiques, les cosmétiques ou encore l’alimentation animale, transformant ce qui était autrefois un déchet en ressource. Chez OLYFO, des initiatives sont en cours pour développer à l’avenir des tisanes à base de feuilles d’olivier, prolongeant ainsi leur valeur au-delà de l’oliveraie, tandis que le reste du matériau fibreux est composté ou co-digéré pour produire des engrais naturels et du biogaz. Cette démarche boucle la chaîne de la durabilité agricole, garantissant que les feuilles d’olivier contribuent à la fois au bien-être humain et à la santé de l’environnement.
Noyaux d’olives : biocombustible naturel et base pour éco-matériaux
Le modeste noyau d’olive, le cœur dur de chaque fruit, s’avère être l’un des sous-produits les plus polyvalents de la production d’huile d’olive. Grâce à sa haute teneur énergétique et à son faible taux de cendres, il peut être concassé et utilisé directement dans des chaudières à biomasse ou transformé en granulés de biocombustible écologiques, procurant une chaleur propre et renouvelable aux moulins, aux foyers et aux industries locales. Au-delà de l’énergie, les innovateurs réduisent les noyaux en poudre fine pour les intégrer dans des biocomposites, des emballages biosourcés ou même comme exfoliants naturels dans les cosmétiques, contribuant ainsi à remplacer les plastiques issus du pétrole et à réduire l’empreinte carbone globale. En valorisant les noyaux d’olives, OLYFO limite les déchets et les émissions de carbone, tout en œuvrant parallèlement au développement futur des tisanes à base de feuilles d’olivier une initiative qui s’inscrit pleinement dans sa vision globale de la durabilité et du zéro déchet.
Grignon et eaux usées : transformer un défi en opportunité
Le grignon d’olive, ce mélange dense de pulpe, de peau et de fragments de noyaux laissé après la pressée constitue le principal sous-produit de la production d’huile d’olive et représentait autrefois un défi environnemental majeur. Aujourd’hui, dans une démarche circulaire et zéro déchet, le grignon est considéré comme une ressource précieuse : il contient encore une fraction d’huile qui peut être extraite en douceur pour des usages culinaires ou cosmétiques, tandis que le reste peut être transformé en alimentation animale, en compost, en biochar ou en matériaux biosourcés. De plus en plus, le grignon est utilisé dans la digestion anaérobie et les systèmes de valorisation énergétique des déchets, produisant biogaz, électricité et chaleur. En parallèle, le traitement avancé des eaux usées des moulins permet de récupérer l’eau et de concentrer la matière organique utile, rapprochant ainsi les moulins d’un modèle à quasi-zéro rejet. Chez OLYFO, ces efforts s’inscrivent dans une vision de durabilité à long terme, avec en perspective la production de tisanes à base de feuilles d’olivier – pour que chaque partie de l’olive contribue à un véritable écosystème circulaire de l’huile d’olive.